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Content of Page »Vol.7, No.1«





Forward from the editor

Sahle Tesfai

Dear NECOFA Family

 

The New Year 2005 signalises a new start of medium of communication through our NECOFA Newsletter.  The Newsletter will be not only published in English, but in both former colonial languages, French too.   In choosing a single former colonial language for editing the Newsletter has been not sufficient, since the NECOFA Country members is expanding, throughout the continent.

 

It was in fact easier solution for the country members, if it may be said to be any solution at all, in suggesting, that the NECOFA Newsletter should be printed on  both  former colonial languages depending on the relevance of the topic submitted, to reach the so called Anglophone and Francophone countries.   Anglophone and Francophone countries?  This is the basis of the linguistically false terminologies we often hear about African countries: African countries which are more appropriately called Afriphone are divided in to "Anglophone", "Francophone" or "Lusophone". It is my contention that until we revise this fallacy of referring to Afriphone countries as Europhone we can never come to a real and deep understanding of the linguistic realities of our continent. The term "Anglophone" used to describe a country like Nigeria/Ghana, for instance, masks the reality that more than 90% of those countries use African languages in their day to day activities; it is only about 10% of the elite, dominating academic and political administrative institutions, who use European languages profusely in their day to day affairs. It is therefore they who find it more expedient to refer to Afriphone countries as "Anglophone", "francophone" or "Lusophone".

 

Well, we will do all our best and try to alternate the editable contributions to everyone's satisfaction.

To start with, we are pleased to dedicate in this edition, Newsletter Vol. 7, more space for the activities NECOFA -country member Benin in French language.

In this year we will also focus on the training workshop on Effective Microorganisms (EM) which has been held at the EM – training centre in Embu, Kenya between 21st – 27th November 2004. The objective of the training was  “Integration of Effective Microorganisms (EM) Technology in Ecofarming Promotion”.

The workshop was organized by Network for Ecofarming in Africa (NECOFA) Kenya in collaboration with EM – Kenya and sponsored from the German Government – InWEnt (Capacity Building International, Germany). Due to the numerous topic contributions at the Workshop of NECOFA?s Kenya, the relevant topics will be appropriately distributed in the quarterly editions of the Newsletter in this year.

 

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Comprendre et agir

Lettre d’information - Coordination du Benin

 

I. TERRA MADRE

POUR UN SYSTEME D’ALIMENTATION ET D’AGRICULTURE ECOLOGIQUEMENT ET SOCIALEMENT DURABLE DES ORIENTATIONS IMPORTANTES POUR L’ACTION EFFICACE A L’ATTENTION DES GOUVERNANTS COMMUNAUX ET MUNICIPAUX D’AFRIQUE

 

TERRA MADRE, TERRE MERE

 

Du Mercredi 20 au Samedi 23 Octobre 2004 à Turin en Italie

« Quand on parle et surtout quand on prend des décisions sur l’Agriculture au niveau international, les acteurs sont presque toujours les gouvernements et les institutions. Les agriculteurs, les communautés productives de base restent toujours à la porte. Si bien que, nous les politiciens, quand nous nous heurtons à ce genre de situations, nous avons toujours l’impression que nos interlocuteurs représentent autre chose que les intérêts de l’agriculture de leurs pays. » a déclaré Mr Gianni Alemanno, Ministre des Politiques Agricoles et Forestières d’Italie qui a coprésidé cette rencontre avec le Président de SLOW FOOD, Mr Carlo Petrini, le maire de Turin, Mr Sergio Chiamparino, le Président de la Regione Piemonte, Mr Enzo Ghigo. 

 

Terra Madre a été une tentative réussie de mettre sur le devant de la scène les producteurs agricoles de base, en sélectionnant les Communautés de la Nourriture les moins touchées par les processus industriels et les plus qualifiées pour leur authenticité et le niveau qualitatif de leurs productions. C’était une occasion rare de mettre en contact entre eux, et de projeter dans les médias, tant de visages et d’histoires d’une agriculture originelle, capable de produire de vrais chefs-d’œuvre de l’alimentation. Les chiffres sont clairs : 5.000 personnes appartenant à 1.200 Communautés de la Nourriture provenant de 130 pays du monde étaient présentes à Piémont pour représenter les expressions hétérogènes d’une seule grande Communauté de la Nourriture.

 

Terra Madre a été un réceptacle précieux d’échanges de connaissances, d’expériences, de conseils, et de contacts sous le signe de la solidarité et de l’élargissement de la connaissance pour le bien des producteurs et des consommateurs.

 

Cette rencontre des anciens et des nouveaux savoirs a contribué à la définition de chemins garantissant tant un nouveau développement éco-soutenable que le respect et la sauvegarde de toutes les expressions d’identités des différents peuples. 

 

II. PARTICIPATION DE NECOFA BENIN A TERRA MADRE

 

NECOFA Bénin (Network for Ecofarming in Africa) était représenté à la rencontre de Palazzo del Lavoro par les Communautés du Riz Etuvé de Montagne, du Fruit de Singe ou  Baobab de l’Atacora composée de cinq véritables acteurs à la base. Il s’agit de : Mme ISSAKOU Salimata et Mme OROU SAMARI AWAOU du Groupement des Femmes Transformatrices-Vendeuses de Riz étuvé de Natitingou ; Mme MATOPO TCHENTI Patia  et Mme AMOUSSOU A. Virginie, Transformatrices-Distributrices d’aliments écologiques ; Mr YERIMA Gado, Premier Adjoint au Maire de Ouaké dans le département de la Donga.

NECOFA Bénin remercie les Responsables de l’Office National d’Appui à la Sécurité Alimentaire (ONASA), l’ONG-Ensemble pour le développement et Slow Food qui ont financé cette participation. Il remercie aussi tous ceux qui, à titre privé, ont apporté leur aide directement et individuellement aux membres de la délégation de  NECOFA Bénin.

 

Turin/Italy : à la rencontre internationale des pays membres de Network for Ecofarming in Africa - NECOFA en Octobre 2004

 

III. QUELLES GRANDES LEÇONS RETENIR DE TERRA MADRE?

  1. Eviter le complexe d’infériorité ou de supériorité en ce qui concerne les ALIMENTS. Il n’y a pas de produits alimentaires plus importants que d’autres sur la terre. Chaque ALIMENT est d’une originalité et d’une propriété intrinsèque issue d’un savoir humain. L’essentiel est de respecter l’hygiène et la qualité qu’un aliment doit avoir.
  2. Face aux menaces contre la qualité de la nourriture et donc contre la santé et l’hygiène il faut l’union de toutes les communautés agricoles de toutes les localités, de tous les pays et de tous les continents, le partage, la fraternité, les échanges durables, la mise en œuvre de bonne politique de lutte contre l’insécurité alimentaire. Les aliments doivent être produits là où il y a les pauvres et non l’inverse. 
  3. Les économies de cueillette, souvent maintenues par les populations locales, sont celles qui permettent d’utiliser un territoire et en même temps de le protéger. Ce sont celles aussi qui se basent sur des connaissances anciennes et précieuses risquant de disparaître en même temps que la possibilité de jouir de terrains domaniaux.
  4. Le développement n’est pas toujours synonyme de grands marchés. Souvent la solution se trouve dans le renforcement du marché local et d’une filière « courte »  qui offre des garanties de qualité à différents niveaux.
  5. Ceux qui travaillent en vue d’un marché plus équitable doivent apprendre à tenir compte de la qualité du produit, de celle de l’environnement et de la vie de ceux qui travaillent.
  6. La réhabilitation des produits agroalimentaires locaux doit être une réalité.
  7. Les communautés locales ont pratiqué depuis des millénaires une agriculture durable fondée sur les principes de diversité, synergie et recyclage. Toutes les règles et politiques, à chaque niveau de l'administration, doivent être destinées à encourager ces pratiques ainsi que les changements dans les autres secteurs de la société pour appuyer un développement durable.
  8. L'alimentation : un des droits de la personne: Chacun a le droit fondamental d'accéder à et/ou de produire assez de nourriture pour sa vie et celle de sa communauté. Les règles et les plans doivent être dirigés à accepter ce droit élémentaire. Chaque gouvernement - local, régional, national, international -doit garantir ce droit. Ce droit ne doit pas être compromis par les intérêts du commerce international, ni par aucune autre raison. Quand une communauté se voit dans l'impossibilité de remplir ses obligations - à cause de calamités naturelles ou d'autres circonstances - les autres pays doivent pourvoir aux approvisionnements nécessaires.
  9. L'agriculture décentralisée est efficace et productive. Toutes les politiques à chaque niveau de la société, doivent favoriser les petites fermes et les principes de l'agro-écologie pour renforcer la sécurité alimentaire et assurer la vitalité et la robustesse des économies rurales. Les fermes écologiques à petite échelle ont prouvé être au moins aussi productives que les fermes industrielles. La mondialisation de l'agriculture industrielle et technologique, et l'homogénéisation des fermes n’apportent pas plus d'efficacité que l'agriculture traditionnelle fondée sur la diversité et profondément ancrée dans les cultures locales.
  10. La souveraineté alimentaire: Soutenir le principe fondamental de la souveraineté alimentaire nationale, régionale et de la communauté locale. Toutes les entités et les communautés locales, nationales et régionales ont le droit et l'obligation de protéger et soutenir les conditions nécessaires à encourager la production d'assez d'aliments nourrissants, d'une manière qui respecte et soutienne la survie des producteurs, et qui soit accessible à tout le monde. Aucune société ou organisation internationale n'a le droit de modifier cette priorité, ni elle a le droit de demander à un pays d'importer contre sa volonté.
  11. L'emploi du principe de précaution: Tous les êtres humains ont le droit de manger des aliments qui soient nourrissants et ne posent pas de dangers. Aucune intervention technologique ne doit être permise jusqu'à ce qu'elle ne soit pas conforme aux normes locales de sécurité de l'alimentation, de la santé et de la viabilité. « Le principe de précaution » s'applique dans tous les cas.    
  12. Certaines technologies compromettent la sécurité alimentaire: Quelques technologies, comme l'engineering génétique, les pesticides et les engrais synthétiques, l'irradiation des aliments ne sont pas compatibles avec la sécurité alimentaire ou la sécurité environnementale. Chacune représente des menaces inacceptables pour la santé publique, provoque des retombées irrévocables pour l'environnement, et porte une atteinte aux droits des fermiers de protéger leurs fermes des produits polluants. Déjà, leur utilisation est incompatible avec la viabilité de l'agriculture durable. Aucune société internationale n'a le droit d'imposer des règles qui régissent les importations d'un pays, de manière à l'obliger à se procurer une alimentation qu'il considère néfaste à la santé, l'environnement, l'agriculture locale, les traditions culturelles ou toute autre.
  13. II faut protéger la biodiversité et la santé de l'écosystème: Tous les systèmes agricoles et alimentaires sains dépendent du monde naturel, avec toute sa diversité biologique. Il faut que sa défense soit une priorité pour tous les gouvernements et les communautés. Toutes les règles doivent être dirigées dans cette direction même si cela entraîne des changements dans la structure de la propriété terrienne et la superficie des fermes. Aucune considération commerciale ou autre ne doit passer outre à cela. L'accent doit être mis sur la production et la consommation locales, et les interventions de technologie des grandes puissances doivent baisser ; tout doit se diriger vers la santé environnementale.
  14. Le droit d'avoir une identité culturelle et indigène: Les systèmes agricoles traditionnels sont un aspect intégral de l'identité culturelle. En fait la diversité agricole dépend surtout de la diversité culturelle. Toutes les communautés ont le droit de préserver, développer et enrichir les connaissances transmises depuis des générations. Aucune société multinationale n'a le droit de les modifier ou d'essayer de le faire.
  15. Des traitements humains aux animaux: La production à grande échelle pour l'exportation de viande de dinde, de bœuf, de porc, de poulet, etc., augmente la sévérité des problèmes et utilise les technologies d'irradiation et antibiotiques pour essayer de refouler ces problèmes. Ces fermes usines industrialisées sont infâmes tant par les conditions inhumaines que par les conséquences tragiques sur l'écologie et la santé publique.
  16. Le droit de contrôler et d'employer les connaissances locales héritées du passé: Toutes les communautés ont leurs propres droits à préserver leur diversité biologique, leur science de la production alimentaire, et de recueillir et employer les profits sans intervention extérieure. Cette connaissance est très nécessaire pour préserver une agriculture durable. Aucune règle des droits de propriété intellectuelle ou du commerce globale, ne doit permettre de forcer les communautés locales à se conformer aux normes qui ne sont pas leurs. De plus aucune société ne doit détruire les droits des fermiers à avoir l'accès à leurs semences indigènes, aux connaissances et aux innovations de leur propre communauté ni promouvoir « la bio piraterie » - le vol de la science et la diversité génétique locales pour des desseins commerciaux. Les droits des fermiers de protéger, de s'approvisionner, de vendre et d'échanger leurs semences sont inaliénables.
  17. La relation de base entre les fermiers et l'environnement: Les petits fermiers indigènes sont les premières sources de connaissance et de sagesse concernant la relation entre la terre, l'homme, et la subsistance à long terme. Leur expérience directe et nuancée de l'interaction entre les plantes, la terre, le climat et autres conditions ainsi que leur rapport crucial avec les communautés doivent être protégés et appuyés et rétablis si nécessaire, contre les menaces des grands systèmes commerciaux qui ne prennent aucun soin des conditions locales. Des systèmes de communication appropriés doivent être établis localement afin de faciliter leur expression ainsi que le partage des connaissances.
  18. Le droit de savoir et de choisir: Tous les consommateurs ont le droit d'être bien informés sur leurs aliments, les sources et les mécanismes de leur production, les risques pour leur santé et pour leur environnement, spécialement dans le cas des aliments pour lesquels des pesticides ou d'autres produits chimiques, des radiations ont été employés; aucun gouvernement ou société internationale n'a le droit d'occulter les informations ni de se soustraire à l'obligation d'étiqueter et d'annoncer tous les risques, en incluant la malnutrition. La dénégation de ce droit doit être considéré comme un crime.
  19. Le commerce : volontaire, juste, et durable: Encourager les initiatives commerciales justes, durables, sans agression, mutuellement avantageux pour les producteurs et les consommateurs. Le commerce local doit se faire suivant des normes propres aux communautés concernées et des accords librement établis. Aucune organisation quel que soit son niveau, n'a le droit de forcer une nation ou une communauté à adopter des accords de commerce qui compromettent ses priorités locales. Chaque occasion de faire du commerce doit être évaluée uniquement sur ses propres mérites par les parties concernées.
  20. Aucun brevet ou monopole sur la vie: Les règles qui permettent les pratiques de brevets et la monopolisation de toute forme de vie sont des violations de la dignité intrinsèque et du caractère sacré de toutes les formes de vie, des principes de la biodiversité et des droits naturels de tous les fermiers indigènes à travers le monde. Cela s'applique à toute forme de vie végétale, animale et humaine.
  21. Prendre conscience du clair penchant de l'OMC et Codex, etc., vers les sociétés multinationales et agir pour que cela change: Les règlements commerciaux actuels de l'OMC ont imposé une baisse continue des tarifs et autres barrières qui protégeaient auparavant les économies domestiques des Etats membres. Ces frontières plus ouvertes ont conduit à des conditions sociales et économiques qui nuisent à la majorité mais qui sont profitables aux grandes sociétés. Ces règlements doivent être remplacés par de nouveaux règlements commerciaux afin de réaliser les objectifs suivants :
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NECOFA BENIN

Plantules de Bananiers Plantain

Le Network for Ecofarming in Africa ( NECOFA ), partenaire de RUN contribue au Bénin à l’expansion de la croyance aux pratiques de production écologique ( Agriculture, Elevage, Transformations agroalimentaires, Commercialisation, etc. ) seul gage d’un Développement Humain Durable dans toutes ses dimensions. Dans le cadre de ses activités, NECOFA Bénin de concert avec la Coordination du SQR-MR a procédé à la distribution:

 

 

NECOFA BENIN remercie le Courtier d’Information Rurale de Péri-Urbain Godomey qui fait la multiplication de cette importante variété de Bananiers Plantain et les met gratuitement à la disposition de NECOFA BENIN et des petites productrices et petits producteurs du Bénin, des centres de formation des jeunes.

 

Le Travail en Réseau doit contribuer à conserver l’identité propre et les caractères spécifiques pour chaque membre du Réseau. Les Courtiers d’Information Rurale - CIR doivent très rapidement apprendre à créer afin de partager.

 

Encore quelques images avant....l'extermination par TERMINATOR de la biodiversité très originale de l'Afrique. Adieu nos Délices, lait de coco, souchet revitalisant sexuel, sacré petit citron à vertus miraculeuses, etc

 

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NECOFA BENIN

La déclaration de Kumasi dit non aux GMO

Quelques images afin qu'on se rappelle demain, quand peut-être il sera tard. Notre biodiversité qui nous maintient véritablement en VIE, malgré nos conditions si précaires. Les Organismes Génétiquement Améliorés nous rendront-ils plus heureux ? Avant leur introduction, quelle maîtrise technique et technologique avions-nous vraiment pour que nos rendements agricoles et nos productivités soient encore si faibles ? N'allons-nous pas nous compliquer davantage notre existence avec les GMO ? Avions-nous, avant les OGM, accès facilement aux intrants agricoles ? Avec les GMO auront plus de facilité, HERE ARE THE QUESTIONS.

 

NECOFA BENIN: COMPRENDRE ET AGIR

SI TON CŒUR EST BON, TA TERRE EST RICHE

Si ton Cœur est bon, il est certain que ton corps est bien soigné. Ta maison aussi est bien entretenue ainsi que les personnes dont tu es responsable.

 

Si ton Cœur est bon, il est certain qu’il est rempli de justice, d’honnêteté, d’amour. Tu travailles durement pour que toi-même et les personnes dont tu es responsable mangent bien, se soignent bien, s’habillent bien, soient bien logés et aient quelques distractions.

 

Si ton Cœur est bon, il est certain que ta terre est à l’image de ton corps, de tes enfants, de ta femme, de ta maison. Tu travailles durement pour lui donner à manger, pour bien la soigner et la protéger. En retour elle peut te donner d’abondantes récoltes aussi longtemps que tu t’occuperas si bien d’elle.

 

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EFFECTIVE MICROORGANISMS (EM) IN AGRICULTURE

by P. N. Chiandi

Effective Microorganisms (EM) was developed at the University of the Ryukyus, Okinawa, Japan in the early 1980’s by a distinguished professor of horticulture, Professor Dr. Teruo Higa. He is a horticulturalist by training, and had worked on the intensive use of agrochemicals, thereby realizing the damage it causes to humankind and the environment. Thus, he developed a mixture of beneficial microorganisms, first by accident and thereafter by diligent research, to enhance productivity of conventional organic farming systems. The results were remarkable and the expansion process of this technology, which is now commonly referred to as EM, began in 1989, with the inception of the International Kyusei Nature Farming Conferences.

 

At the first international conference on Kyusei Nature Farming held in Thailand, the need to scientifically validate the technology of Effective Micro organisms and enhance its use in the region was discussed. Thus, the Asia Pacific Natural Agriculture Network (APNAN) was formed. This network, which included 13 countries ranging from the west coast of the United States of America through Asia to Pakistan developed the mandate to establish an international programme for promoting research, education and extension of Kyusei Nature Farming and EM Technology. Today, this network has extended its activities to over 20 countries within the region and made contacts in all continents of the world.

 

The use of EM in agriculture has many significant beneficial impacts.

 

The most researched and stated are as follows: -

 

  1. EM promotes germination, growth, flowering, fruiting and ripening in crop plants
  2. EM enhances the photosynthetic capacity of plants
  3. EM increases the efficacy of organic matter as fertilizers
  4. EM develops resistance of plants to pests and diseases
  5. EM improves the physical, chemical and biological environments of the soil
  6. EM suppresses soil borne pathogens and pests

Due to the above stated benefits, EM enhances crop yields in organic systems in most environments. It also develops the soil, to improve its ability to sustain crops. Therefore, the use of EM culminates in the following economic benefits to the user:

 

  1. The requirements of EM declines with time, as the microbes are self-propagating. Application of EM improves soil and when the conditions become conducive for microbial propagation, application of EM is required occasionally to maintain populations.
  2. The use of EM requires lower quantities of organic matter. The organic matter derived from crop residues, weeds and the vegetation from the hinterland is sufficient to maintain a rich soil. The application of bokashi once a season would also suffice, and the crop residues could be added with the bokashi, rather than being burnt as per current practice.
  3. Use of EM reduces the labour requirements. Soils to which EM has been applied requires intensive tillage and weeding. Tillage is practiced to break up the soil and enhance nutrient and moisture availability from deeper layers. However, this also generates problems such as profuse weed growth. The use of EM enhances the soil biota, and develops the physical structure. This makes tillage easy. Addition of organic matter enhances the chemical and biological properties of soils, thereby releasing nutrients for crop growth. However, the use of EM causes a problem in the first few seasons. EM promotes active growth of weeds, and these could be used as organic matter. The depletion of the weed seed bank in the soil with time reduces weed problems within two to three seasons, when crops are cultivated with EM. In addition, the absence of normal tillage practices also reduces weed incidence.
  4. EM produces greater quantities of better quality crops. These crops are more presentable, better tasting and have longer shelf lives. This enhances incomes to farmers using EM.
  5. EM facilitates continuous cropping. Fallow periods are no longer necessary as EM develops a rich soil. Multiple cropping could replace mono cropping in most instances with the use of EM.
  6. EM eliminates the use of agrochemicals, which are expensive in most countries. The use of agrochemicals would only reverse the beneficial effects of EM. The soil would lose its rich diversity of fauna and flora, and destroy organic matter. Thus soils become barren and plants find a poor depleted environment. Diseases and pests thrive in such environments, which calls for greater use of agrochemicals, thereby reducing the incomes of farmers and polluting the environment.
  7. EM ensures faster crop growth. Thus crops could be harvested earlier, thereby reducing the time available for pests and diseases to infest crops.                                        

There are other benefits that could be derived from the use of EM. These are as follows:-

 

  1. EM ferments organic matter as opposed to deterioration. Therefore, any type of organic matter could be used for making compost with EM, as there is no development of offensive odour.
  2. EM breaks down organic matter rapidly, once incorporated into the soil. This is in contrast to normal applications where it takes several months for decomposition.
  3. EM facilitates the release of greater quantities of nutrients to plants.
  4. EM destroys harmful insects and pests, but not beneficial organisms.
  5. EM develops internal immunity of plants and animals, thus enhancing natural resistance.
  6. EM has the capacity to convert wastes into useful non-toxic products. This includes all types of wastes, ranging from sewage to industrial toxic affluent.
  7. EM retards the process of rusting in metals, reducing the replacement costs of machinery.

These qualities of EM make it a very useful product for the modern world. With EM, burning of organic wastes is not required, as these materials could become fertilizers, and thus could be recycled effectively.

 

Use of EM in Kenya

 

In Kenya EM is being promoted by EM – Kenya. It is being used by both small-scale and large-scale farmers including large-scale flower farmers. EM is used in both organic and conventional farming systems. In environmental management, EM is used by sewerages of large industries i.e. tanneries, municipal councils, schools, livestock units and on other domestic disposal sites to control bad odours; flies, mosquitoes, cockroaches and to assist in bio-degradation of organic matter.

 

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Sustainable Agriculture for Rural Revival

Researching Positive Livelihoods in South Africa

BACKGROUND

“Sustainable” is a word which has been bandied around so much for the last three decades that it is in danger of loosing any kind of meaning. A good definition is in Martin Whiteside’s book - Living Farms;  Sustainable Agriculture, “Agriculture which meets today’s livelihood needs, without preventing the needs of neighbours or future generations from being met; this is achieved by the continuous efforts of men, women and children to adapt complex rural (or urban) livelihoods to a changing environment, so as to protect and enhance the stocks of natural, physical, human and social ‘capital’ available to themselves and future generations.”

 

It is now widely accepted that Green Revolution Technology cannot be Sustainable Agriculture; the costs of external inputs is ever on the rise and “neighbours and future generations” feel the effects of toxins and a degraded environment.  Of great concern as well, is its tendency to deplete “stocks of natural capital”, ever narrowing our nutritional gene pool and biodiversity along with the indigenous knowledge which goes with it, whilst placing ownership of natural abundance in the hands of an elite few. Unfortunately, this is the method which continues to be promoted, funded and researched while more appropriate methods struggle to get off the ground.

 

Although we are seeing more and more projects around Sustainable Agriculture in South Africa, their success is often limited to subsistence or terribly small profit margins which do not sustain livelihoods; marketing produce and lack of infrastructure is a major obstacle;  indigenous and open pollinated seeds are terrifyingly difficult to locate, eating indigenous foods is thought to be a “backward” practice which shows a low status; knowledge of nutritional value, cultivation and preparation of indigenous foods is on the decline, extension services for those practicing sustainable agriculture are not available….. The list of problems goes on.

 

Developing a model for success

 

It’s a tall order to expect a small scale farmer to go from zero to hero. How does she go about it, what support does she need from other local institutions, NGOs and government to make it work? The prospect of making a decent living from sustainable agriculture is very slim. What steps need to be followed? Can a model for sustainable livelihoods from sustainable agriculture be developed based on success stories and projects which are struggling? Perhaps such steps could include:

 

 

Once a model is developed, can we develop a database of contacts to assist with each step? Perhaps we could pilot such a thing in just 1 province?

 

Research to determine the state of Sustainable Agriculture in South Africa could be a valuable first step in taking it to a new level which can really sustain livelihoods whilst helping to “protect and enhance stocks of natural, physical, human and social capital” for present and future generations. Such research would provide an overview of Sustainable Agriculture in South Africa; its best practices and areas in need of development as well as the role-players in the field.

Inventory of Players in Sustainable Agriculture in South Africa

 

Research could provide us with an inventory of who is growing ecologically on a commercial, small scale and subsistence basis. It will also allow those working in the field to access funds, equipment and research to improve their projects and link up buyers with sellers.

 

Such an inventory should include:

 

Qualitative Report

The inventory would simply be a database of names and products and should be accompanied by a qualitative report with composite narratives of what helps promote success and what cripples projects. This qualitative narrative will look at.:

 

 

Outcomes

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ENVIRONMENTAL MANAGEMENT WITH EM

by John Mwaura

EM is very useful and easy method of managing the environment. This is due to the use of naturally occurring microorganisms. The application of EM to the environment, including garbage and sewage reduces and virtually eliminates smells and also the populations of flies. This makes the environment a better place for all living organisms. Extended EM is always used in environmental management. Thus the first step is to make extended EM.

 

Spray the EM at a dilution of 1: 100 to wet the garbage (10 – 30% moisture on a volume basis) at regular intervals until the smell disappears. In sewage treatment, add undiluted EM to the tank to achieve a final dilution of 1: 1000 in the wastewater.

 

After the smell is eliminated, spray EM at regular intervals to the new garbage that is added daily. The ratio of spray could be adjusted to obtain the best results. If the smell appears again, please apply a greater concentration of EM or begin the process again. Continued or regular spraying ensures the elimination of smell and flies. This system makes the environment a healthier place and produces good organic manure from the waste materials.

 

DIFFERENCE BETWEEN PURIFICATION AND FERMENTATION

 

EM in environment

 

  1. Suppresses bad odour from toilets, pit latrines, sewage systems, garbage dumpsites etc.
  2. Inhibits proliferation of harmful vectors such as flies, mosquitoes and cockroaches.
  3. Unblocks sink and sewage systems.
  4. Sterilizes the whole system (toilet bowls and sewage line)
  5. Suppresses harmful germs like E-coli that causes cholera
  6. Acts as deodorizer to freshen toilets and bathrooms
  7. Breaks down the organic wastes in septic tanks into water that will drain in the seepage tank.
  8. Reduces the volume of pit latrines
  9. In bathrooms & toilet floors for cleaning as protection from fungus and bacteria
  10. Reduces smells and stains in urinals.

EM can be used in our daily lives in many different ways. It can be sprayed into toilets to remove unpleasant odours, used in bathrooms as protection from fungus, in kitchens to remove the smell of food, in washing machines as a detergent alternative, in closets to protect clothe from insects, in shoes to remove odour, and on lawns and gardens to grow flowers, fruits and vegetables. Because of this wide variety of EM applications, it is easy for EM to spread from household to household or to neighbours, towns, cities and so on. When it does, you will be creating an ideal community to live in with a healthy environment. EM extended diluted at the ratio of 1: 500 or EM – 1 diluted at the ratio of 5,000 are recommended for the above applications.

 

EM IN PLASTIC MANAGEMENT

 

EM provides various avenues for plastic management:-

 

  1. Composting: EM can easily compost biodegradable plastics and also fasten decomposition of LDPE (Low Density Poly Ethylene) mostly on a dumpsite set up.
  2. Separation and collection: EM ferments organic waste thus reducing putrid odours. Making it easier to separate plastics on a dumpsite. Also with EM one can easily make compost with kitchen garbage encouraging separation at source. This making compost for potted flowers and kitchen gardens in urban centres.
  3. Recycling; EM is a strong anti-oxidant hence when added to recycled plastic, it improves quality of the plastic by reducing the oxidants that lower the quality.
  4. Final Disposal of waste (ASH): If EM is mixed with waste during incineration the ash produced will be less toxic since any free radical in the ash will be de-ionized by the anti-oxidants in EM.
  5. Dioxin Management: During incineration when EM is added, it is able to manage dioxin since the microbes in EM are able to break the Benzene bond the dioxin thus detoxifying dioxin.

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